Depuis quelques années, le lobby de la chasse et les fédérations des chasseurs français martèlent un slogan qui fait sourire autant qu’il révolte : « Les chasseurs, premiers écologistes de France ». Une affirmation que même les premiers intéressés avouent qu’elle est fausse. Car en réalité, les exterminateurs de petits et grands gibiers ne seront écologistes qu’une seule fois dans leur vie : le jour où ils seront enterrés et nourriront enfin les vers. En attendant, ils continuent à détruire les écosystèmes à coups de plomb, de pick-up diesel et de tirs sur des animaux qui n’ont rien demandé.

Chasseurs, premiers écologistes de France : un slogan pour justifier l’injustifiable

L’expression, qui a du émergé d’un employé d’une agence marketing confortablement installé dans un bureau climatisé au centre ville, a été inventée pour redorer l’image des chasseurs. Conscients que l’opinion publique leur est de plus en plus hostile, ils tentent de se présenter comme les défenseurs de la nature. Les fédérations de chasse espèrent également recruter de nouveau adhérent, source de profit et de vente d’arme. Mais peut-on vraiment se dire écologiste quand l’essence même de sa passion consiste à traquer, blesser et tuer des animaux par plaisir ?

Une personne saine d’esprit protège, restaure, respecte la vie. Au contraire du chasseur sui ne pense qu’à jouir en apportant la mort. Peu importe les artifices de communication, ce mensonge ne tient pas une seconde face à l’évidence.

Des tonnes de plomb déversées dans la nature

Chaque année, la chasse laisse derrière elle un héritage toxique : des millions de cartouches tirées, qui libèrent des tonnes de plomb dans les sols, les forêts, les champs et les zones humides. Ce métal lourd contamine durablement les sols et les nappes phréatiques, empoisonne les oiseaux qui l’ingèrent, et s’accumule dans les écosystèmes.

Un écologiste lutte contre la pollution. Le chasseur, lui, la propage à coups de fusil.

Des lâchers d’animaux qui perturbent la biodiversité

Autre pratique indéfendable : les lâchers massifs de faisans, perdrix ou canards colverts dans la nature pour servir de cibles. Ces animaux d’élevage ne sont pas adaptés à la vie sauvage. Ils perturbent les équilibres naturels, concurrencent les espèces locales, et propagent parfois des maladies.

Parler de « régulation » est une insulte à l’intelligence : on crée artificiellement un déséquilibre pour ensuite prétendre le corriger en le massacrant. Une manipulation honteuse.

Des forêts transformées en terrains de chasse privés

La chasse ne se limite pas au coup de fusil. C’est aussi une occupation brutale de l’espace naturel.

  • Sentiers barrés et privatisés, au mépris des promeneurs et des familles.
  • Chiens de meute qui effraient la faune sauvage.
  • Bivouacs improvisés, cabanes, déchets laissés derrière eux.
  • Et surtout : des forêts sillonnées par des véhicules imposants (vieux camions, camionnettes, pick-up diesel) venus récupérer les cadavres de cerfs, de biches, de sangliers, de renards, de lièvres, etc. massacrés.

Le résultat ? Dégradation des sols, destruction de chemins forestiers, pollution atmosphérique et sonore. Une vision de l’écologie bien particulière…

Planter des haies ne suffit pas à être écologiste

Les chasseurs aiment mettre en avant leurs prétendues actions pour la biodiversité : plantations de haies, création de mares ou entretien de bosquets. Mais planter une haie ne transforme pas un tueur en écologiste. On ne compense pas des cadavres par quelques arbustes, et on ne se rachète pas une conscience verte en repeignant de vert une passion rouge sang.

Si demain une industrie pétrolière plantait trois arbres après avoir détruit une forêt, oserait-on la qualifier l’entreprise d’« écologiste » ? La comparaison est la même.

Les vrais écologistes ne tuent pas

Il est temps de le rappeler : les vrais écologistes ne tuent pas les animaux. Ils observent, étudient, protègent, restaurent. Ils agissent pour les générations futures, pas pour assouvir une passion morbide héritée d’un autre âge.

Le slogan des chasseurs est un camouflage, une tentative désespérée de se donner une image honorable alors que la société avance et qu’eux restent sur place.

La seule vérité : les chasseurs seront écologistes… une fois morts

Car oui, au fond, il existe bien un moment où les chasseurs deviennent écologistes : le jour où ils seront enterrés. À ce moment-là, leur corps nourrira les vers, les insectes et la terre. Ils feront enfin partie du cycle naturel, sans violence, sans plomb, sans pick-up diesel. C’est peut-être cruel de le dire, mais c’est la seule contribution positive qu’ils laisseront à la nature.

Chasseurs et écologistes : deux notions incompatibles

« Chasseurs, premiers écologistes de France » : ce slogan est une insulte à la logique, à la science et à la conscience collective. Les chasseurs polluent, détruisent, perturbent. Leur discours n’est qu’un rideau de fumée destiné à justifier une passion barbare qui n’a plus sa place dans une société moderne et consciente des enjeux environnementaux.

Les écologistes, les vrais, n’ont pas besoin de fusils pour aimer leur environnement. Et quand l’Histoire tournera la page de la chasse de loisir, alors seulement, nous pourrons dire que la nature aura gagné et que le petit et le grand gibier pourront enfin vivre en paix.